Immobilier : miser sur les villes les plus prometteuses.

Pour réaliser de belles affaires..

il faut miser sur les villes qui voient leur population augmenter et leurs infrastructures se développer.Capture d’écran 2017-05-17 à 21.09.02

Capture d’écran 2017-05-17 à 21.09.02

Un investissement immobilier s’envisage sur le long terme. Pour réaliser une bonne opération patrimoniale, il faut se situer dans une perspective de 10 à 15 ans, ne serait-ce que pour amortir des droits de mutation élevés. S’il existe des valeurs sûres, les temps changent. Certes, la hausse des prix se confirme (lire page 2), mais sur un an, les évolutions sont très hétérogènes.

Favorisé par « un déséquilibre de plus en plus marqué entre une offre qui se raréfie et une demande qui ne cesse de croître », explique Fabrice Abraham, directeur général du réseau Guy Hoquet, le phénomène de reprise devrait se généraliser en 2017, mais les prix n’ont pas encore explosé…

Les investisseurs qui achètent aujourd’hui peuvent espérer une plus-value future. A condition du moins de miser sur la bonne ville. Car, prévient Thomas Lefebvre, directeur de la R&D chez Meilleurs­Agents, « celles qui ont surperformé au cours des quinze dernières années ne sont pas forcément celles qui offrent les plus belles perspectives de gains à l’avenir ».

Quels sont les critères permettant de sélectionner les meilleures opportunités ? « La démographie, le niveau d’emploi et les travaux d’infrastructures prévus sont les trois critères qui permettent à une commune de prendre de la valeur au fil des ans. Et, par là même de voir ses prix immobiliers grimper », analyse Thomas Lefebvre. Comme en témoigne notamment Bordeaux, où le chantier du tram entamé à l’aube des années 2000, la rénovation des quais et l’arrivée en juillet de cette année de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique se traduisent par une augmentation des prix de l’ordre de 204 % en quinze ans, selon Meilleurs­Agents.

« Certaines villes ont en effet un potentiel de plus-value quasi certain car elles sont en devenir », poursuit Eric Allouche, directeur exécutif du réseau Era Immobilier. « Voire, pour quelques-unes d’entre elles, en pleine phase de développement. » A l’image, par exemple de Toulouse (2.638 euros le m2 en moyenne), dopée par la mise en service d’une troisième ligne de métro à l’horizon 2024, la construction prochaine de l’Occitanie Tower (11.000 m² de bureaux, 2.000 m² de commerces…) et, surtout, la perspective du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest, censé la mettre à un peu plus de 3 heures de Paris d’ici à 2024